Anti Atlas et côte atlantique

Vaste plaine fertile qui constitue une des principales régions agricoles du Maroc, la vallée du Souss, s’étend du village d’Aoulouz, à mi-chemin entre Tazenaght et Taroudant, dans les contreforts de l’Anti Atlas jusqu’à la baie d’Agadir et sa côte océane.

L’oued Souss s’écoule sereinement et lentement sur ce long parcours, irriguant largement cette immense plaine agricole où sont cultivés agrumes et légumes de toutes sortes dont la moitié est exportée, principalement vers la France, grâce à l’activité du grand port d’Agadir, non loin duquel l’oued finit sa course dans l’Océan Atlantique.

Poumon économique de la région, l’agriculture intensive a pu s’y développer grâce à l’érection de deux barrages. L’un construit en 1990 à Aoulouz, à l’entrée de la vallée du Souss, le deuxième en 2001 sur la petite commune rurale d’Aouziaou à 100 km à l’est de Taroudant. Ces deux ouvrages permettent ainsi une vaste irrigation, notamment vers les grandes exploitations, laissant malheureusement, en aval, des terres souvent en cours d’assèchement et mal irriguées.

L’huile d’argan, une culture dans la vallée du Souss

La vallée du Souss est abondamment bordée de forêts d’arganiers, qui ont été pendant très longtemps la culture traditionnelle des populations berbères. Des céréales sont cultivées entre les arbres et les chèvres en paissent les feuilles. De son amande, on récolte, après pressage, une huile avec un petit goût de noisette, idéal pour accompagner les salades.

Cette huile était surtout fabriquée à usage familial et cérémonial. Depuis les années 2000, l‘industrie cosmétique a commencé à fabriquer des produits dérivés à partir de ce précieux liquide, avec succès.

Heureusement de nombreuses coopératives de pression et de promotion de ce produit et de ses dérivés se sont constituées, permettant ainsi aux femmes  y travaillant d’en dégager un salaire substantiel et toujours bienvenu.

Diversité dans la vallée du Souss

La vallée du Souss est à 60% rurale, c’est donc une succession de petits villages agricoles qui parsèment ses berges que l’on découvre au départ d’Aoulouz, petit bourg niché sur les flancs de l’Anti Atlas. D’ici, on peut rejoindre Taroudant par la Nationale 10, au nord du fleuve, ou par la route départementale qui, elle, longeant patiemment ses rives, invite davantage à la flânerie.

Une occasion de découvrir ces populations agricoles, mais aussi la belle palmeraie de Tioute que l’on peut visiter à dos d’ânes, ainsi que sa coopérative d’huile d’argan, une des richesses de la région. Plus proche de Taroudant, près du pittoresque village d’Aït Yazza, la kasbah de Feïja a rouvert ses portes au public en 2007 après une restauration méritée et réussie, cette ancienne demeure caïdale datant du XIXe, patrimoine architectural de la région, tombant en ruine…

L’oued Souss nous porte ensuite à Taroudant, ‘la petite Marrakech’, ceinturée de 7 km de remparts ocre, qui fut la capitale saadienne du Souss au XVIe. Avec ses 130 tours et ses 19 bastions d’angle, sa dizaine de portes, l’intérieur de ses murs, le charme de ses souks et vieilles maisons en pisé incitent au délassement après la route.

Petite halte à Ouled Teïma surnommée ‘arbaâ ourbaïne’ (44), car c’est la distance en kilomètres qui la sépare aussi bien d’Agadir que de Taroudant. Petite ville rurale et calme possédant un vieux quartier aux maisons traditionnelles en pisé qui vaut une petite halte.

Enfin, c’est l’arrivée dans la grande station balnéaire d’Agadir, la capitale trépidante  du Souss où le rythme de vie change de ton. Avec sa longue plage bordée d’une belle promenade, sa marina, son grand port et son centre-ville moderne toujours animé, c’est un contraste flagrant avec le calme de cette belle vallée bordée par les contreforts de l’Atlas qui contribue à une partie de sa richesse…

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