De la riche vallée du Drâa au désert Chegaga

La vallée du Drâa est une longue palmeraie aux villages et kasbahs d’antan s’étalant d’Agdz à M’Hamid, en passant par Zagora, sur près de 200 kilomètres.

  • Parcourir la vallée du Drâa

Cette visite commence au ksar de Tamnougalt, niché à 6 km d’Agdz, dans une  oasis verdoyante. C’est un sentiment intense que de déambuler entre  ces ruelles intactes et porches ouvragés, nous offrant cette architecture traditionnelle en pisé ainsi que son vieux mellah tombé en désuétude, ultime empreinte de la population juive qui a tant laissé de son héritage dans ces terres du passé.

Le cours du Drâa nous mène ensuite à Tansikht, petite ville d’où l’on peut choisir de bifurquer vers l’est et la traversée par le sud du Jbel Sagho jusqu’ à Rissani et le Tafilalet. Aussi, de Tanskhit à Zagora, on peut quitter la fraîcheur de la palmeraie pour une route plus rocailleuse et désertique, mais magnifique, en empruntant le défilé d’Azlag, jouxtant le Jbel Zeroual. Paysages minéraux extraordinaires préfigurant déjà ceux lunaires du Sagho.

Sinon, privilégiez les berges accueillantes du Drâa et le ksar Tissergate à quelques kilomètres au nord de Zagora. Il héberge le Musée des Arts et Traditions du Drâa. Logé dans une magnifique kasbah, ce musée présente une très belle et complète collection d’objets, ustensiles et outils divers, vêtements, bijoux, racontant ce que fut la vie simple des cultivateurs berbères de la vallée.

Puis, Zagora, capitale de cette longue vallée située au pied du Jbel du même nom. C’est la dernière grande halte vers le sud saharien. Le mythique panneau : Tombouctou 52 jours à la sortie de Zagora en témoigne. Néanmoins, depuis Zagora s’organisent de nombreuses excursions chamelières ou bivouacs vers le Jbel Bani ou en direction de M’Hamid vers  les dunes de Tinfou ou l’erg Lehoudi. Aventures fructueuses donnant un avant-goût saharien, avec musique berbère et ciel amplement constellé  d’étoiles.

Séparé de Zagora par le fleuve, le douar d’Amzrou reste un témoin du cosmopolitisme de la vallée avec son vieux mellah juif, dédale de ruelles étroites enjambées de passages couverts et ceint d’imposants remparts rappelant le temps passé.

Nonchalamment, le débit de l’oued Drâa nous emmène à Tamegroute. Ce douar abrite la célèbre Zaouia Naciri. Cette école coranique fondée au VIIe siècle par Sidi Mohammed Bennaceur,  garde à l’intérieur de ses murs en pisé une très ancienne bibliothèque contenant de nombreux ouvrages centenaires, d’histoire de médecine et vieux corans enluminés.

Enfin c’est l’arrivée à M’hamid, au seuil du désert, de l’erg Chegaga et de la frontière algérienne. Le débit du Drâa qui passe par l’oasis de Nesrate s’essouffle. Les différents ergs parcourus sont comme un appel au sud profond et préfigurent déjà le grand mythe de l’aventure saharienne.

  • L’oued Drâa

L’oued Drâa est considéré comme étant le plus long  fleuve marocain. Prenant sa source dans le Haut Atlas, il s’écoule péniblement sur la fin de son parcours jusqu’à son embouchure au Cap Drâa à côté de Tan-Tan.

Le manque endémique de précipitations au sud Maroc fait qu’à partir du lac desséché de l’Iriki il a du mal à frayer son lit dans ces zones désertiques et arides. Certains écrits datant de l’époque romaine mentionnent que ses rives étaient autrefois peuplées de crocodiles.

Après sa sortie du lac formé par le barrage El Mansour Addahbi, le Drâa débouche un petit peu au sud de la bourgade d’Agdz. À partir de là, ses eaux arrivent à irriguer la longue et étroite vallée, bordée par le Jbel Bani et le Sagho, qu’il forme jusqu’à M’hamid, aux portes du désert saharien, où son débit devient fantomatique.

Depuis Rebat, au pied du Jbel Kissane jusqu’à Tamegroute, son cours parvient à couvrir de ses bienfaits cette belle vallée du Drâa, ses petites oasis cultivées où fruitiers, cultures maraîchères et céréalières foisonnent parmi de nombreuses variétés d’oiseaux. Sa descente jusqu’à M’Hamid est une succession de palmeraies toutes aussi magnifiques les unes que les autres. Auréolées de kasbahs et vieux ksour, elles racontent à travers leur architecture typique, l’histoire du sud marocain et des populations diverses y ayant séjourné.

En images

Où séjourner

  • Le Drom' Blanc

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    Dans la palmeraie de cette région désertique, un jardin saharien abrite un petit riad, des tentes nomades et des bâtisses en pisé totalement.
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    Jardin arboré de 1 700 m² avec une piscine et un riad de 7 chambres, confortables et spacieuses, situées au coeur de la palmeraie d’Amzrou.
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    Agdz, à partir de 59 €
    Kasbah d’hôtes de charme aménagé comme un riad, avec piscine et jardin, entouré de palmiers au village d’Aslim. Véritable havre de paix
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