Volcan de l’Anti Atlas

Connexion entre l’Anti-Atlas et le Haut-Atlas, au sud du mont Toubkal, le jbel Siroua est un haut et vaste volcan culminant à 3 305 mètres d’altitude

Cet ancien stratovolcan, structure faite d’accumulation de coulées de lave, de téphras (ensemble de produits volcaniques, bombes, cendres,…, à l’exception des laves) est d’une formation très ancienne. Ces divers variations sismologique nous offrent des contrastes désolés de lave noire qui ne sont pas sans nous rappeler les paysages austères et lunaires de la chaîne du Sagho s’achevant à proximité de la grande palmeraie du Tafilalet avec les derniers contreforts du Jbel Ougnat.

Même si son altitude élevée lui réserve quelques rares chutes de neige, ses précipitations y restent néanmoins faibles avec une moyenne annuelle de 400 mm concentrées surtout sur ses cimes.

Les sentiers du Siroua

De nombreux sentiers muletiers et pistes le traversent permettant en convois ou en véhicules adéquats d’offrir d’étonnants aperçus de kasbah, de douars aux maisons en terre ou en pierre.

Aux intrépides motorisés préférant les pistes à la rare circulation, le massif du Siroua en offre un échantillon non négligeable. Ces itinéraires traversent souvent des paysages bordés de pitons de basalte autorisant pour les initiés la pratique de l’escalade à certains endroits.

Depuis Aoulouz , sur la N10, un de ces itinéraires mène vers le nord jusqu’àu village d’Askaoun à une soixantaine de km, douar montagnard que l’on peut aussi rejoindre depuis Taliouine, la capitale du safran.

D’Askaoun deux directions sont proposées. L’une partant vers le nord passant légèrement à l’est du mythique Toubkal rejoint le village d’Agouim, bordé par l’asif (rivière) Imini, au pied du Tizi-n-Tichka.

La deuxième part vers l’est, franchissant à travers des sites magnifiques de beauté, à 2 506 m le Tizi-n-Melloul pour finir sa course à Anezal, petite bourgade située entre Tazenakht au sud et Amerzgane, proche du ksar d’Aït ben Haddou un peu au nord-ouest d’Ouarzazate.

Dans les environs d’Askaouin il faut noter que des mines d’argents, d’or, de cobalt sont toujours exploitées.

Taliouine, capitale marocaine du safran

Toujours de Taliouine de nombreuses possibilités de randonnées sont offertes, plus ou moins longues suivant les envies d’explorations et de disponibilités. Elles peuvent se pratiquer à pieds, en convoi muletier ou en véhicules motorisés, au risque de perturber le silence de ce charme naturel.

L’une de celles-ci traverse la belle et trop peu connue vallée de Zagmouzenène avec ses petits bourgs authentiques, souvent dominés de greniers collectifs qui servaient aussi à l’époque des guerres tribales de citadelles: les igoudar, inséparables de la tradition berbère. Cette petite palmeraie peut aussi être une halte rafraîchissante et verdoyante entre ses jardins fertiles et ses kasbah avant de poursuivre son chemin par des trajets parfois éprouvants et souvent désertiques.

Plusieurs pistes se dessinent ensuite, permettant de découvrir les kasbah d’Annamer. Cet itinéraire logeant le nord du Jbel Aoulikt permet d’apprendre et de connaître la vie traditionnelle de ces villages isolés, d’Akhfamane à Tamgout où il sinue ensuite vers le nord en longeant l’asif N’Wamrane jusqu’à Atougha et ses kasbah pour finir sa course au pied du Siroua.

Jbel Aoudikt

Le choix par le sud du Jbel Aoudikt démarre au village de Timinicène, bordé momentanément par l’asif N’Tisgui puis se prolonge par Tabia jusqu’à Ihourkan; retrouvant à cet endroit le cours d’eau du même nom, ce cheminement longe ensuite la N’Aït Toubial, rivière sinuant en traversant les bourgs typiques de Tagouyant et Tizgui pour finir sa course sur le long des contreforts du mont Siroua entouré des cimes du Guilliz et du Tizfeldat

En conclusion

Les voyageurs désirant connaitre un sud marocain souvent oublié, loin du tourisme de masse dûment encadré s’y retrouveront largement lors des découvertes qu’ils y feront au sein de ce peuple berbère souvent semi nomade, vivant de leurs troupeaux, de cultures saisonnières d’ovins d’orge, de blé dur et de fruitiers pour les plus sédentaires.

Peuplade qui a su garder une tradition de vie rythmée par les saisons, le respect de l’environnement et de l’hôte. Une vie riche et authentique dans des paysages merveilleux où l’accueil du visiteur est toujours synonyme de partages chaleureux riches en reconnaissances mutuelles.

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