Les vallées du Haut Atlas

Surnommé le toit du Maroc, le Haut Atlas s’étire sur 750 km et héberge les sommets les plus élevés d’Afrique du Nord: les monts Toubkal et M’Goun culminant à plus de 4 000 m.

Ces monts, parfois fortement enneigés, offrent de nombreuses possibilités aux amateurs de sports et de randonnées de haute montagne au sein de paysages variés et bien souvent splendides.

Le Haut Atlas culturel

S’il présente une grande palette de sites, ce qui façonne le Haut Atlas est son ancestrale et riche culture berbère (Tamazight). Culture perpétuée par les langues berbères ; les Imazighen, semi nomades vivant dans le centre du Haut Atlas parlent le Tamazight ; les Chleus, eux, parlant le Tachelit occupent davantage l’ouest du Haut Atlas, les vallées du Dadès et du Todra.

La musique, les nombreux moussems, ces cérémonies festives, les riches couleurs des vêtements féminins, l’architecture des douars et les antiques kasbahs font indéniablement partie du patrimoine culturel du sud marocain. Le Haut Atlas ne propose donc pas uniquement des treks, randonnées ou excursions diverses mais surtout une belle rencontre à la découverte de cette culture millénaire que ce soit dans ses hautes vallées fertiles, ses douars traditionnels ou ses palmeraies riches et verdoyantes.

À travers les massifs de l’Atlas

Plusieurs hauts cols permettent de franchir cette belle barrière montagneuse en empruntant des voies sinueuses, à flanc de montagne, dont les vues sont à couper le souffle mais qui demandent une grande attention à la conduite, ces routes pouvant s’avérer parfois dangereuses.

La route reliant Marrakech à Taroudant, par le Tizi’n’Test est bordée de forêts de cyprès et d’arganiers, dont les feuilles sont souvent broutées par de petites chèvres noires. Cet itinéraire passe non loin de l’Oukaïmeden hébergeant la principale station de ski du sud marocain, à quelques encablures de Marrakech.

Pour la petite histoire, nous qui l’avons pratiquée, conseillons aux amateurs d’avoir un bon niveau avant d’emprunter certaines pistes rouges qui n’ont rien à envier aux pistes noires de France. De même, les pistes noires aux murs bosselés sont un bel exercice de style.

L’on peut prendre aussi le temps de flâner dans la verdoyante vallée de l’Ourika et ses fermes de safran et, bien entendu, visiter le parc National Toubkal, que l’on aperçoit souvent en toile de fond avec ses 4 167 m d’altitude.

De la vallée du Zat à la vallée de l’Ounila par le Tizi ‘n’ Tichka

Le plus connu de ces cols est sans conteste le Tizi ‘n’ Tichka, niché à 2 260 m, est un des plus hauts cols routier du Maroc. La route relie Marrakech à Ouarzazate en traversant le pays Glaoua; d’abord bordé de chênes verts et d’oliviers le long de la vallée du Zat, ce trajet tout en sinuant à flanc de montagne offre des vues merveilleuses d’où l’on peut apercevoir aux détours des nombreux virages, des petits douars traditionnels disséminés le long de la rivière en contrebas de la route qui une fois le col du Tizi ‘n’ Tichka franchi, longe des montagnes dénudées à la végétation rare.

Passé le col,  une bifurcation mène à  l’antique kasbah de Telouet, ancien palais du dernier ‘’seigneur’’ de l’Atlas. C’est le commencement de la vallée de l’Ounila où en continuant vers Ouarzazate se trouve le Ksar d’Aït Benhaddou. Il est à noter (est-ce la rançon du succès?) que depuis qu’il est inscrit et classé au patrimoine mondial de l’Unesco, il a perdu un peu de son authenticité et que ses alentours ressemblent plus à un décor de cinéma avec hôtels et restaurants.

Le Haut Atlas central

Plus central dans le Haut Atlas le Tizi ‘n’ Tirherhouzine, à 2 700 m permet de rejoindre depuis la vaste et verdoyante palmeraie de Tinghir la haute vallée d’Imilchil, célèbre pour son moussem des fiancés et son festival musical. Ce passage est une fantasmagorie de paysages lunaires et désertiques déclinant toutes les tons de gris dans un amas de roches volcaniques aux formes variées.

Une fois passé le village d’Agoudal on arrive à cette haute vallée fertile généreusement irriguée par l’asif Meloul. Après une visite aux deux lacs légendaires d’Imilchil dans la culture berbère, les lacs Tislit et Iselit, le périple merveilleux dans l’Atlas peut se poursuivre à l’est vers le Jbel Ayachi et le merveilleux cirque de Jaffar.

La piste y menant est réputée comme étant une des plus belles du Maroc, mais sa difficulté d’accès nécessite l’utilisation d’un 4×4. Une fois arrivé, c’est un émerveillement pour les yeux. Ce site splendide ayant gardé toute sa beauté sauvage, mêlant falaises abruptes et calme inspiré par les forêts de cèdres voisines.

Le M’Goun, paradis des randonneurs

Les environs de l’Ighil M’Goun offrent des lieux magiques, les célèbres cascades d’Ouzoud, avec leurs 110 m de chute. La haute vallée Aït Bougmez, nichée à 2 000m au pied du M’Goun inspire davantage à la balade et à la tranquillité. Pourvue d’une vingtaine de villages, c’est une zone de transition entre cultivateurs sédentaires et éleveurs semi nomades.

Le M’Goun est devenu un lieu incontournable pour les randonneurs de haute montagne, les alpinistes et les amateurs de ski alpin hors pistes.

L’eau, source de vie dans le Haut Atlas

La plupart des fleuves du sud marocain prennent leur source dans l’Atlas. Des profondeurs du Haut Atlas naissent ces rivières galopantes sillonnant les hautes vallées. L’Oued Souss serpente du Haut Atlas à l’Anti Atlas et s’étire jusqu’à la côte atlantique par la vallée du Souss en passant près de Taroudant.

Du massif du M’Goun s’écoule la rivière du même nom, formant cette merveilleuse vallée aussi appelée vallée des roses. Un moussem ayant lieu chaque année en mai à Kelaat el M’Gouna est dédié à cette magnifique fleur dont les graines auraient été, selon la légende, ramenées d’un pèlerinage à la Mecque.

L’oued Dadès, lui, forme ce défilé aux roches colorées que l’on nomme les gorges du Dadès et qui de M’semrir s’étire sur des dizaines de kilomètres, bordé d’antiques kasbahs, jusqu’à la petite bourgade animée de Boumalne Dadès.

Quant à l’Oued Todra, après un parcours difficile dans le Haut Atlas, il traverse ces somptueuses falaises de calcaire des Gorges du Todra d’où depuis les fabuleuses crêtes de l’Aqqa N’Ouakouene on peut admirer les montagnes environnantes, les contreforts de l’Anti Atlas avec le Saghro au loin et la vaste et verdoyante palmeraie de Tinghir qu’il arrive enfin à irriguer. A l’instar d’Amellago, petite bourgade située au-dessus de Goulmima, les Gorges du Todra possèdent de nombreux spots d’escalades, tant pour débutants que grimpeurs chevronnés.

Le Haut Atlas possède une flore et une faune aussi variées que ses paysages le permettent et qui raviront botanistes et autres ornithologues. Les versants ouest abritent davantage de thuyas et d’arganiers, tandis que les forêts de cyprès, de cèdres, de pin d’Alep prédominent dans le centre. Les hautes vallées et petites palmeraies, elles, sont riches d’une grande variété de fruitiers, grumiers, noyers, amandiers… sans oublier les nombreux palmiers dattiers et oliviers dans les provinces de Ouarzazate, Tinghir et Errachidia.

La faune y est aussi très diverse. Si les grands fauves ont disparu de l’Atlas, on y croise encore bon nombre de sangliers et de petits mammifères et un nombre invraisemblable d’espèces d’oiseaux, dont de nombreux migrateurs et rapaces.

En images

Où séjourner

  • La Perle du Dadès

    La Perle du Dadès

    Boumalne Dadès, à partir de 55 €
    Pause appréciable sur la route des 1000 kasbahs. Terrain avec vue panoramique, chaises longues autour de la piscine et jardins… Les chambres aux couleurs africaines
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  • Etoile filante d'or Ait Ben Haddou

    Etoile filante d’or

    Aït Ben Haddou, à partir de 25 €
    Faisant face au ksar, l’auberge à fait peau neuve pour le confort de tous. Parking et wifi gratuit, restaurant et une belle terrasse panoramique
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  • 29231879

    Le Jammoû

    El Kelaat Mgouna – Vallée des roses
    Surplombant des petits jardins, se dresse la maison d’où la grande terrasse panoramique domine les environs…
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