Souffle d’un vent andalou sur Essaouira.

Edition 2013 du Festival des Andalousies Atlantiques d'Essaouira

10e edition du Festival des Andalousies Atlantiques d’Essaouira

L’édition 2015 s’est déroulée du 29 au 31 octobre

Les arts et la musique en particulier ont toujours tenu une place prépondérante dans la vie culturelle de la ville des Alizés. Traditionnellement cosmopolite, les nombreuses sensibilités qui s’y côtoient depuis des temps séculaires sont l’essence même de cette belle cité portuaire.

Chiamdas arabophones, Hahas berbérophones, Juifs berbères ou non, Gnaoui descendants d’esclaves africains, Ibères portugais ou espagnols ; qu’ils soient musulmans, juifs, animistes ou chrétiens, ils ont contribué tous ensemble à ce tissage multiculturel et artistique emprunt de cette belle tolérance mutuelle propre au royaume chérifien.

Si la vie maritime trépidante du port s’écoule au rythme fluctuant des marées dans l’ex Mogador, celle de la scène musicale souirie s’égrène au fil d’un flux festivalier intense, proposant une très grande diversité événementielle.

Que ce soit le « Hadra, des femmes soufies », mettant en valeur la tradition des Haddarates, une musique de transe au travers divers rites traditionnels soufis ou bien l’éclectique « Festival Gnaoua et des musiques du monde »  ou celui encore de musique de chambre et d’art lyrique avec « Le printemps des Alizés », interprétations offertes par des virtuoses internationaux accompagnés de jeunes prodiges, toutes ces prestations illustrent bien une volonté de toucher des sensibilités plurielles.

Festival Andalousies Atlantiques d’Essaouira

Hicham Dinar Souiri

Hicham Dinar Souiri

Quant à ce dernier, outre des concerts assortis de conférences débats, outre des films, il promeut le rassemblement des cultures communes entre le Maroc et cette région du sud espagnol si riche musicalement, tirant ses origines dans la musique arabo-musulmane et juive.

L’entière gratuité des scènes aussi bien musicales que thématiques démontre, s’il le faut, cette volonté de satisfaire avec et pour tous cette appétence d’éclectisme musical et confessionnel.

En ces temps où un vent mauvais souffle sur les côtes méditerranéennes et fait florès dans le monde arabo-musulman, le « taros », lui, exhalant sa douceur océanique dans les « Andalousies Atlantiques » avec Françoise Atlan en directrice artistique, accompagnée d’André Azoulay, conseiller de Sa Majesté Mohammed VI et Président Fondateur de l’Association Essaouira-Mogador, de la Fondation des Alizés, du Gouvernement Autonome de l’Andalousie et de personnalités souiries, Tarik Ottmani ou Kaoutar Chakir, a su porter ce message culturel de « l’altérité » à un niveau rarement atteint.

Essaouira a compris depuis longtemps qu’il ne s’agissait pas de vivre uniquement en respectant son voisin, mais avec lui, au travers de lui et par-delà les arts, notamment ici la musique, afin de jouer une partition rassembleuse qui puise ses racines d’un legs séculaire qu’il faut transcender aujourd’hui pour continuer à l’explorer et l’expérimenter demain.

Lors de l’édition 2010 André Azoulay déclara: « Nous voulons dire au monde qu’au Maroc, nous avons une longue tradition de tolérance et de coexistence » (Maghrebia 7/10/2010). Cette phrase continue d’illustrer cet esprit où l’éclectisme n’est pas seulement musical mais aussi spirituel.

Ces artistes d’horizons différents ont tous la musique arabo-andalouse comme mère nourricière. Ils nous montrent la voix du « convivir » andalou, le vivre ensemble cher à la tradition espagnole afin d’appréhender ces mélodies soucieuses d’être partagées communément. Pour cette immense réussite, nous pouvons remercier, artistes, organisateurs et intervenants divers qui nous œuvrent à la satisfaction d’un large public.


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