Un oasis entre Tinejdad et Er Rachidia

Malgré une sécheresse endémique héritée du siècle dernier et une nappe phréatique qui s’épuise, certaines belles oasis jalonnant le sud marocain perdurent.

Aux portes du Tafilalet et de la vallée du Ziz, à mi chemin entre Errachidia et Tinejdad, l’oasis du Gheris, véritable petite enclave verdoyante au sein de la longue hamada désertique séparant le Haut Atlas de l’Anti Atlas, abrite une palmeraie modeste, mais superbe, baignant la petite ville de Goulmima et son ksar typique de cette architecture défensive du sud marocain où cohabitèrent jusqu’au milieu du XXe siècle, berbères, juifs et arabes.

Goulmima, le ksar rebelle

L’architecture de ces villages fortifiés s’inscrit dans l’histoire et, bien entendu, dans la zone géographique. Le ksar Aït Goulmima,  est emblématique de ces fertiles oasis qui attiraient la convoitise des tribus nomades et guerrières.

Parmi elles, la tribu renommée et crainte des Aït Atta. Venue des contrées sahariennes et établie depuis des siècles tout le long du Jbel Saghro, cette grande tribu, nomade et conquérante, menait jusqu’aux cimes du Haut Atlas des razzias dévastatrices et redoutées.

Ils s’emparaient des récoltes et des biens et dans ces régions éloignées du pouvoir central, avaient acquis une puissance considérable et ce, jusqu’au protectorat français.

Les Ksour de l’oasis du Gheris furent bâtis en conséquence. Le ksar Aït Goulmima est ainsi cerclé d’épaisses murailles en terre et pisé, élevées et surmontées autour d’une seule porte d’entrée par deux hautes tours de garde.

Des ruelles pour certaines couvertes mènent aux habitations. Il est toujours habité et se visite. Il renferme une mosquée présaharienne qui, dit-on, aurait près de 5 siècles, ainsi qu’un mellah.



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