Châteaux de terre

La kasbah est un ensemble fortifié, construite avec des matériaux locaux et parfaitement adaptée au climat. Elle jouait avant tout un rôle défensif avec ses murs d’enceinte, tout comme elle traduisait aussi les structures politico-sociales des groupes.

Majestueuses forteresses de terre rouge ou ocre, généralement isolées mais situées sur une position dominante, avec une tour de guet afin de surveiller les vallées.

Les parties supérieures de la kasbah sont quant à elles décorées de motifs géométriques d’inspiration berbère que l’on retrouve tant sur les bijoux et les tapis que sur les tatouages que portent les femmes.

On distingue des motifs en relief en forme de zigzag et des adobes qui permettent d’exécuter des motifs en creux, des formes pyramidales qui évoquent la dune et d’autres, plus géométriques, chargées de baraka, et de force magique. L’interprétation de ces motifs s’est sans doute diluée dans l’inconscient collectif depuis des générations.

On y trouve aussi un grenier communautaire où on attribuait à chaque famille une ou plusieurs petites pièces aérées qui leur permettaient de stocker biens et récoltes. La population pouvait également s’y réfugier en cas de danger.

Au centre de la kasbah, existent des petites ruelles fraîches, abritées du soleil par une toiture de troncs de palmiers, de lauriers roses et de roseaux. Les murs sont épais assurant une bonne isolation et les portes basses obligent le visiteur à incliner la tête. Serait ce une façon de marquer le respect pour la maison?…

Notons que les portes donnant sur la rue peuvent être en bois de palmier pour les familles modestes et en bois d’abricotier pour les familles plus aisées. Les fenêtres sont protégées par des grilles en fer;  il s’agit en effet d’une tradition qui permet aux femmes de regarder au dehors sans être vues. Les toitures restent hautes afin de permettre la circulation de l’air pendant l’été.



La matière première, le pisé

Le système de construction habituel de toutes les kasbahs est le pisé. Cela consiste à entasser la terre humidifiée, sans paille, dans un coffrage en bois, les travaux étant dirigés par un maâlem (maître artisan) qui dame la terre avec un pilon en bois afin de lui donner une certaine consistance. Ce travail effectué, un pan de mur est élevé, puis l’on retire le coffrage et les bâtons qui le soutenaient laissant des trous caractéristiques des constructions en pisé.

Un apprenti du maâlen s’occupe alors du revêtement des murs les recouvrant d’une terre tamisée et mélangée avec de la paille. Ce procédé permet de lutter efficacement contre les fissures et préserve des températures extrêmes tant en été qu’en hiver.

Hamid El Akkioui pour sud-maroc.com.

Voir aussi : La route des 1 000 kasbahs


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